Météo Nantes

samedi 4 novembre 2017

1er cas avéré de nidification de la spatule en Vendée

Le 25 mai 2017 de bon matin, je suis à la recherche d'un point de vue favorable à l'observation de hiboux des marais, sur le secteur de l'île Chauvet, commune de Bois-de-Céné (85). L'environnement est composé d'un marais doux entourant ce lieu-dit, autrefois une petite île dominée d'une abbaye maintenant en ruine, d'un château et quelques bâtiments. La partie Sud-Ouest de l'île est couverte d'une futaie d’environ 9ha, composée d'érables et marronniers de 15 à 20m de hauteur pour l'essentiel.
Alors que je regarde aux jumelles le balai incessant des hérons cendrés, garde-boeufs et aigrettes garzettes : Le site est connu pour accueillir une belle colonie d'ardéïdés nicheurs, je remarque 2 spatules blanches adultes côte à côte, sur la cime d'un arbre en bordure du bois, à quelques 300m de moi. Leur présence en cet endroit et à cette époque me laisse penser qu'elles pourraient avoir l'intention de s'y reproduire, ce qui serait une première pour la Vendée.
Je reviens à plusieurs reprises sans les revoir et il m'est impossible de pénétrer dans la propriété, qui est privée.
Le 04 juillet 2017, recevant deux autres membres du groupe : Jean-Luc et Françoise, je décide de leur faire visiter le secteur de l'île Chauvet et son sentier des cigognes. Entendant le vacarme des hérons depuis la route longeant le bois, nous décidons de nous avancer sur un sentier balisé qui en traverse la partie Nord-Ouest et qui mène aux vestiges du monument, ouvert aux public durant l'été.
Il est 17h30 lorsque nous découvrons, au bénéfice d'une trouée à travers les frondaisons, une spatule blanche au nid. L'observation à l'aide de nos longue-vues, à moins de 100m de distance, nous permet de la voir donner la becquée à 2 poussins. Un autre adulte la rejoint quelques instants plus tard. Le nid se trouve à la cime d'un marronnier, presque au milieu du massif, ce qui explique qu'il soit passé inaperçu jusqu'à présent.
Pas facile de prendre des photos, à cause du mouvement des feuilles. On en tirera malgré tout une image qui, après exploitation, nous permettra de dénombrer non pas 2, mais 3 poussins, dont les plumes sortent à peine des fourreaux.
Photo de Jean-Luc
André