Météo Nantes

jeudi 30 novembre 2017

Conférence Bruants le 14 décembre 2017 à 19h00

     Le 14 décembre 2017 à 19h00, salle de la Mano à Nantes , Jean-Luc Naudin vous présentera une conférence sur les Bruants. Bruants nicheurs de Loire-Atlantique, de France et visiteurs occasionnels.
Identification, répartition, tendance des populations, les menaces qui pèsent sur eux.

    Jean-Luc vous exposera également son intention de lancer une prospection sur le département, afin de mieux connaître leur répartition et la tendance des effectifs. Comme la plupart des oiseaux de plaine, les populations des bruants ont chuté au cours des dernières décennies. Les chants de ces oiseaux sont simples à mémoriser et à reconnaître, ce qui permettrait aux ornithologues même débutant de participer à cette enquête. Rendez-vous ce jeudi pour discuter de ce projet à la fin de la conférence.


lundi 6 novembre 2017

Chronique de la Bréhardière: Le magot des Freux

    Cette année 2018 est une année à glands. En effet, tous les chênes de mon secteur et du jardin ont abondamment produit leurs fruits, les geais seront contents cet hiver.
    Ce 6 novembre, alors que nous prenons notre repas du midi, je remarque que des Corbeaux freux font des allers-retours entre un chêne et les vignes. Je saisis mes jumelles et observe les freux et leur manège. Je les vois cueillir des glands et s'envoler pour certains avec un gland dans le bec. J'en suis un qui part se percher dans au bord des vignes. Il tourne la tête plusieurs fois et se dirige vers un cep de vigne et creuse un trou à son pied avec son bec, mais je suis trop loin pour saisir toutes les subtilités de la scène. Après quelques secondes, le freux repart vers le chêne. Un autre va dissimiler son butin dans une touffe d'herbe. C'est la première fois que j'observe des freux faire des provisions. J'ai déjà vu des pies cacher des aliments ou du blé dans le sol ou la neige et les geais sont connus pour enterrer des glands en prévision des jours sans. Les allers-retours durent un bon quart d'heure puis les oiseaux disparaissent.
   En regardant les photos que j'ai faites, on aperçoit le gland dans le bec et un autre en arrière et leur poche gulaire, bien rebondie, dissimule sans doute d'autres fruits.

Jean-Luc La Grolle





samedi 4 novembre 2017

1er cas avéré de nidification de la spatule en Vendée

Le 25 mai 2017 de bon matin, je suis à la recherche d'un point de vue favorable à l'observation de hiboux des marais, sur le secteur de l'île Chauvet, commune de Bois-de-Céné (85). L'environnement est composé d'un marais doux entourant ce lieu-dit, autrefois une petite île dominée d'une abbaye maintenant en ruine, d'un château et quelques bâtiments. La partie Sud-Ouest de l'île est couverte d'une futaie d’environ 9ha, composée d'érables et marronniers de 15 à 20m de hauteur pour l'essentiel.
Alors que je regarde aux jumelles le balai incessant des hérons cendrés, garde-boeufs et aigrettes garzettes : Le site est connu pour accueillir une belle colonie d'ardéïdés nicheurs, je remarque 2 spatules blanches adultes côte à côte, sur la cime d'un arbre en bordure du bois, à quelques 300m de moi. Leur présence en cet endroit et à cette époque me laisse penser qu'elles pourraient avoir l'intention de s'y reproduire, ce qui serait une première pour la Vendée.
Je reviens à plusieurs reprises sans les revoir et il m'est impossible de pénétrer dans la propriété, qui est privée.
Le 04 juillet 2017, recevant deux autres membres du groupe : Jean-Luc et Françoise, je décide de leur faire visiter le secteur de l'île Chauvet et son sentier des cigognes. Entendant le vacarme des hérons depuis la route longeant le bois, nous décidons de nous avancer sur un sentier balisé qui en traverse la partie Nord-Ouest et qui mène aux vestiges du monument, ouvert aux public durant l'été.
Il est 17h30 lorsque nous découvrons, au bénéfice d'une trouée à travers les frondaisons, une spatule blanche au nid. L'observation à l'aide de nos longue-vues, à moins de 100m de distance, nous permet de la voir donner la becquée à 2 poussins. Un autre adulte la rejoint quelques instants plus tard. Le nid se trouve à la cime d'un marronnier, presque au milieu du massif, ce qui explique qu'il soit passé inaperçu jusqu'à présent.
Pas facile de prendre des photos, à cause du mouvement des feuilles. On en tirera malgré tout une image qui, après exploitation, nous permettra de dénombrer non pas 2, mais 3 poussins, dont les plumes sortent à peine des fourreaux.
Photo de Jean-Luc
André