Météo Nantes

lundi 26 juin 2017

Chroniques de la Bréhardière

    Je viens de capturer un joli coléoptère devant mon garage. Je ne connais pas son nom mais il me semble l'avoir déjà vu dans un de mes guides d'insectes. Je le mets dans dans ma boîte loupe le temps de l'identification et de quelques photos. J'utilise le plus souvent le guide "Insectes de France et d'Europe occidentale" de Michael Chinery aux éditions Arthaud. Je le retrouve rapidement, c'est un Plagionotus arcuatus, un Clyte arqué. Ce coléoptère se reproduit en pondant dans le bois des chênes ou des hêtres. On peut aussi trouver l'adulte dans les tas de bûches. Ce n'est pas un insecte rare mais c'est seulement la deuxième fois que je le trouve dans le jardin.







Jean-Luc Dalton

jeudi 22 juin 2017

Chroniques du marais de Goulaine, en retard !

   

    Fin avril, je décide de faire un tour sur le marais pour y faire quelques photos de hérons en vol. Malheureusement la lumière est plutôt blafarde et grise car un voile nuageux tamise le soleil.
    J'en profite alors pour regarder en détails les nicheurs. Des Spatules blanches sont présentes mais elles descendent comme l'année dernière sur un massif de saules invisible depuis notre affût, de plus le seul nid qui était visible n'est pas réoccupé.

    Des Grandes Aigrettes un peu lointaines vont et viennent sur ma gauche, je vais m'entraîner à les photographier en vol en utilisant différents réglages sur mon boîtier.
    Surprise, l'une d'elles est baguée. La lecture des couleurs s'avèrent facile et sans équivoque.

cliquez sur les photos pour les agrandir

    Un peu plus tard, un autre individu sort des saules, mais il s'envole avant que j'ai pu le cadrer correctement. En agrandissant la photo sur l'écran arrière de mon reflex, je peux voir que cette Grande Aigrette est également baguée mais une couleur me laisse perplexe, est-elle orange ou jaune très sale ?




    J'enverrai les photos à Loïc Marion qui bague ces aigrettes au lac de Grand-Lieu, je connaîtrai rapidement leur carte d'identité si c'est lui qui les a équipées.


Réponse de Loïc Marion :

patte gauche: rouge, blanc patte droite: verte, orange, métal

baguée jeune au nid le 13/5/2014 à Besné (44), 2ème contrôle le 10/04/2017
vue le 28/11/2016 à l'Espace Naturel Sensible « la Tourbière d’Heurteauville » (76).


patte gauche : indéterminée, vert patte droite: vert, rouge, métal

baguée jeune au nid le 25/5/2014 à Grand-Lieu (44), 1er contrôle 10/04/2017
(car celle avec une bague orange est née en 2016,
c'est un peu juste pour se reproduire l'année suivante!).
La couleur indéterminée est donc jaune


  Il faut vraiment se méfier des couleurs, l'eau des marais encrasse profondément le plastique des bagues et provoquent des erreurs de lecture. On s'aperçoit que sur des grands oiseaux comme ces aigrettes, plusieurs années peuvent passer avant que le code couleur de leurs bagues soit lu et transmis aux personnes compétentes.
    Peut-être qu'un jour Loïc Marion viendra baguer à Goulaine et l'on connaîtra la dispersion de nos nicheurs.


   Des busards des roseaux survolent le marais. Un couple est installé depuis début avril. Le mâle n'a rien des représentations que l'on trouve dans les guides. Les mâles tricolores sont rares. Des mâles avec des plumages "type femelle" sont tout à fait capables de se reproduire. Je sais que c'est le mâle car le l'ai vu rapporter une proie à la femelle lors d'une précédente sortie.


    Le mâle transporte des matériaux mais le nid doit être à 100m de notre mirador. Les busards nichent au sol, le nid se trouve dans les roseaux. Dommage qu'ils n'aient pas choisi un emplacement plus proche de nous car il est bien petit dans mon viseur.



    Plusieurs Busards des roseaux type femelle survolent le marais, je vais tenter de les photographier pour les identifier individuellement.



    Une femelle, sans doute celle du couple, raccompagne hors de leur territoire une autre femelle après une poursuite. Apparemment, c'est un oiseau que j'ai déjà photographié le 10 avril. La petite tache claire au dessus des parotiques permet de reconnaître l'individu.




    La femelle du couple se pose dans une roselière, patiemment j'attends son envol pour réaliser une série de photos. Malheureusement c'est trop lointain pour que mon sujet soit assez grand dans le cadre, dommage j'avais un bon séquençage de son vol.


    Des bihoreaux nichent sur la droite de l'affût mais trop loin pour de bonnes photos. Je rappelle que nos deux affûts ont été construits pour observer la héronnière à une distance qui ne gênait pas les nicheurs. Des adultes tentent de casser des branches pour la construction de leurs nids.




    Un Bihoreau gris subadulte de deuxième année civile se tient dans la colonie. Des contacts pour un futur couple s'établissent peut-être ainsi ?


    Vers 13 heures, je remballe mes affaires et me dirige vers le deuxième affût, le temps à encore changé et la lumière est trop mauvaise d'autant que je suis à contre-jour. Je bricole dans l'affût, histoire de ne pas être venu pour rien. Fin de la sortie sous une fine pluie qui ne dure pas.


Jean-Luc La Fontaine




mercredi 21 juin 2017

ALERTE ENLEVEMENT !


    Le printemps est arrivé, les oiseaux du jardin ont commencé à inspecter les lieux les plus favorables pour nicher.
     Le trou sous le toit visité dès le mois de mars successivement par les moineaux domestiques, puis les mésanges charbonnières, sera cette année encore occupé par les mésanges bleues.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

    Après une période très calme, mi-avril les mésanges commencent les allées et venues: les petits sont nés.
    Puis les passages s'accélèrent. Fin avril, le ravitaillement des petits atteint un rythme incroyable: 1mn 45 à 35 secondes entre 2 entrées au nid!
    La nichée commence à gazouiller de plus en plus fort et les petits becs se bousculent désormais à l'entrée du trou.


    Pas très discrets ces petits!


  Ils sont vite repérés. Un geai qui semble tout d'abord curieux, intrigué et inoffensif, observe.





   Mais  rapidement, il tente l'approche des oisillons.


 Raté pour cette fois.

       Les petits terrorisés ont disparu au fond du nid. Silence. On n'entend plus rien.
    Paniquée, la mère protège sa nichée en essayant de chasser le geai.

     Le calme revient, le geai a disparu . En fait, il observe la situation, caché dans un arbre à proximité.
         Les petits se montrent à nouveau et tentent de fuir le danger en s'envolant


    Mais le geai veille et nouvelle attaque, un poussin est saisi au vol. Heureusement 3 poussins ont réussi à s'envoler.
    La vie calme a repris et la mésange a continué tranquillement à alimenter les oisillons restant.

    Quand au geai, l'aventure lui «a fait tourner la tête».

    Le pronostic vital est engagé, selon Oniris!






    Le geai qui nous semblait un bel oiseau, apportant un brin de couleur au jardin l'hiver, a perdu son aura et nous le voyons maintenant comme un vrai prédateur!


Conclusion : nid vu, nid connu, nid foutu !



Françoise et Jean-Louis




Grimpereaux et Sam Suffy

    Dans la littérature nous avons tous lu que les grimpereaux des jardins appréciaient les nichoirs du type «boîte à lettres » pourvu d’un trou d’envol de 26 x 60mm, ou mieux des nichoirs triangulaires avec trou d'envol sur le côté, ne comportant pas de fond, le tronc de l’arbre en faisant office.







Cliquez sur les photos pour les agrandir



    Les grimpereaux dans le milieu naturel, recherchent, plutôt qu’une cavité, une grosse écorce à demi détachée.


    Et bien à Carquefou, les grimpereaux sont plus modestes et plus opportunistes!





    Après avoir inspecté l'environnement, dès début avril, ils ont repéré un nichoir à mésange et visité cette cavité disponible.
    Et très vite, adoption des lieux et aménagement.

     
    Début mai, les allées et venues reprennent. Cette fois ce ne sont plus ni plumettes, ni brins de mousse qu'apportent alternativement les parents, mais bien des insectes, des papillons: des petits sont nés.
    Ils n'entrent jamais directement par l'orifice, ils montent le long du tronc, le contournent, se cachent quelques instants derrière le chêne, observent avant de venir déposer leur précieux ravitaillement.
  

Tout en surveillant  par sécurité l'environnement.


    Dommage, absents, nous n'avons pas assisté à l'envol.

                                                                                              Françoise et Jean-Louis

dimanche 30 avril 2017

sortie castor du 5 mai

La sortie castor du 5 mai est complète. Le nombre de participants étant très limité. Désolé pour les retardataires, rendez-vous l'année prochaine !

mardi 4 avril 2017

Pétition contre le glyphosate

Initiative Citoyenne Européenne contre le glyphosate

Monsanto nous empoisonne. Un rapport publié hier par l’association Générations Futures dévoile que 100% des échantillons analysés auprès de 30 cobayes contiennent du Glyphosate. Parmi ces cobayes, on compte de nombreuses personnalités telles que la chanteuse Emilie Loizeau, la journaliste Charline Vanhoenacker, la députée et ex-ministre Delphine Batho ou encore l’humoriste Guillaume Meurice. Ce résultat, à confirmer éventuellement sur un échantillonnage plus large, confirme une contamination généralisée de la population par le glyphosate ! Plus inquiétant encore, la concentration moyenne de glyphosate trouvée était de 1.25 ng/ml d’urine soit 12,5 fois la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau de 0.1 ng/ml.

La Commission européenne doit décider de la ré-autorisation du glyphosate. Le lobbying de l’industrie chimique sera intense… Mais les citoyens peuvent changer les choses !

Un produit classé cancérigène

Le glyphosate est un herbicide élaboré par Monsanto en 1974. Sa toxicité pour l’Homme et pour l’environnement suscite de nombreux débats, et les études à ce sujet se suivent et se contredisent.
En mars 2015 cependant, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont réuni 17 experts pour examiner toutes les études disponibles… Et le glyphosate a été classé comme cancérogène probable pour l’Homme.

En 2016, la Commission européenne envisageait de ré-autoriser l’usage de cet herbicide pour 15 ans, mais au vue de la mobilisation record de milliers d’européens, la durée a été finalement revue à 18 mois. Un grand pas à la hauteur de la mobilisation citoyenne attendue.

Objectif : 1 million de signatures pour faire entendre l’opposition


Alors que nous sommes parvenus au terme de ces 18 mois, une Initiative Citoyenne Européenne, intitulée « Arrêtons le glyphosate » et soutenue par plus de 54 associations à travers toute l’Europe, appelle à s’opposer définitivement à l’autorisation du glyphosate.

À cet effet, cette initiative citoyenne invite à :

  • Interdire les herbicides à base de glyphosate, dès lors que des liens ont été établis entre une exposition à ceux-ci et l’apparition de cancers chez l’Homme et que l’utilisation de ces produits a provoqué des dégradations des écosystèmes,
  • Faire en sorte que l’évaluation scientifique des pesticides aux fins d’une approbation par les autorités de régulation de l’UE s’appuie uniquement sur des études ayant été publiées, commandées par les autorités publiques compétentes et non par l’industrie des pesticides,
  • Fixer à l’échelle de l’UE des objectifs obligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides en vue de parvenir à un avenir exempt de pesticides.

Pour vous opposer à la ré-autorisation du glyphosate, signez l’Initiative.

Petite astuce : si vous estimez que certains des renseignements demandés dans le formulaire sont trop indiscrets ou pourraient être détournés, remplacez les par des données neutres, car ils sont obligatoires pour faire valider votre signature : voir ici, en page 5.

Des alternatives au glyphosate... 

et autres herbicides chimiques existent, en voici quelques unes.

dimanche 26 mars 2017

Chroniques du marais de Goulaine

   Mi-mars, il est temps d'aller jeter un oeil à la héronnière du marais. Début février, une fois la chasse fermée, les hérons cendrés étaient vite revenus visiter leurs colonies. Depuis, nous n'étions pas retournés dans les affûts après les travaux de réfection. Premier affût, à part les cendrés, le marais paraît encore vide. Deux Grandes Aigrettes sont posées dans une bouillée de saules où elles nichaient l'année dernière. Les plumes ornementales de leur dos sont magnifiques, heureusement que la mode des plumes sur les chapeaux est révolue. Plus bas deux Bihoreaux gris sont cachés dans les saules, mes premiers de l'année.
   Un couple de Canards colverts déambule entre les roseaux, ce qui n'est pas du goût d'une foulque qui entame une guérilla pour les éloigner.

   Trois Spatules blanches viennent se percher au sommet d'un saule. Au premier coup de jumelles, nous remarquons que l'une d'elles est baguée. Nous arrivons à lire la combinaison complète, ce qui n'est pas toujours possible. Avec le temps, certaines couleurs deviennent difficile à déterminer: le jaune devient orange, le blanc tire sur le jaune... Arrivé à la maison, j'enverrai la donnée à un responsable du baguage des spatules en Loire-Atlantique.

   Nous partons pour le deuxième affût. Arrivés au point où nous débarquons d'habitude, une surprise nous attend, un cadavre de sanglier flotte dans la douve ! Et depuis un moment vu l'odeur !
   Nous ne nous attardons pas. Une fois dans l'affût une autre surprise : un couple de Grèbe huppé est en train de s'installer  au milieu de la placette que nous avons dégagé en coupant les roseaux en janvier. Ils ont commencé à accumuler des végétaux pour la plateforme du nid. De temps à autres, la femelle monte sur le nid et s'aplatit, semblant demander l'accouplement, mais le mâle paraît plus intéressé par l'apport de végétaux pour charger la construction, qui s'enfonce encore sous le poids de sa partenaire...
   Nous verrons dans une semaine si l'installation de ces magnifiques oiseaux est définitive.
  
   J'ai reçu la réponse de Loïc Marion, il a bagué cette spatule en mai 2014 à Besné 44 et c'est son premier contrôle, aussi pense-t-il qu'elle a hiverné depuis en Afrique.

Photos André et JLN
Jean-Luc Le Voyeur




mercredi 22 mars 2017

Sauvetage d'un Guillemot de Troïl

Triste nouvelle, notre guillemot amené au centre de soin n'a pas survécu.

dimanche 12 mars 2017

sortie prospection Pic noir, Pic mar au Cellier

La prochaine sortie grand public du groupe se déroulera le samedi 18 mars à 14h00 au Cellier. Nous rechercherons dans un coulée du Cellier  le Pic noir et le Pic mar par la méthode de la repasse. Un moment de terrain pour échanger sur les pics en général. En espérant que la météo soit clémente. Réservation obligatoire après de JLuc 02 40 06 37 76. Laisser un message avec votre nom et votre n° en cas d'absence.

lundi 6 mars 2017

Les bagues et marquages des oiseaux sauvages

NDLR : Cette rubrique ne traite que des oiseaux sauvages, les oiseaux domestiques ou exotiques ne sont donc pas concernés.

Pourquoi marquer les oiseaux ?

Le marquage des oiseaux sauvages consiste en la pose de marques colorées aux pattes, becs, cous ou ailes, afin de les suivre dans leur milieu naturel, le but étant d'évaluer leurs effectifs, les menaces qui planent sur eux et éventuellement définir des actions de protection; ce qui ne peut se faire qu'en ayant les connaissance nécessaires sur leur mode de vie et de migration.

A titre d'exemple : les barges à queue noire continentales, dont les effectifs sont gravement menacés. Les différencier des barges à queue noire islandaises n'est pas possible, sauf à les baguer au nid pour connaître leur biologie et ainsi mieux les protéger de la convoitise des nemrods, qui auraient tôt fait d'anéantir la faible population nicheuse française.

Comment déchiffrer les marques : 

Pour commencer, les couleurs et formes de marquages colorés ont un langage universel appelé "Code BTO". Alain Fossé, administrateur de la LPO Anjou, a mis en ligne une aide très précieuse à cet exercice, à consulter ICI, et dont je me suis entre autres largement inspiré. Ça semble rébarbatif au premier abord, mais il n'en est rien : à chaque couleur, à chaque forme et à chaque emplacement son initiale en Anglais.

Règles générales

On lit toujours les bagues en commençant par la patte de gauche et de haut en bas. Chaque marque est séparée par une virgule, chaque position par un point-virgule : patte gauche;patte droite ou : tibia;tarse.

Types et positionnement des marquages

Les premières lettres du code caractérisent la position de la marque colorée :

Tibia gauche (au-dessus de l'articulation) : LA (Left Above)
Tarse gauche (au dessous de l'articulation) : LB (Left Below)
Tibia droit (au-dessus de l'articulation) : RA (Right Above)
Tarse droit (au dessous de l'articulation) : RB (Right Below)
Collier : NC (Neck Collar)
Aile gauche : LW (Left Wing)
Aile droite : RW (Right Wing)
Marque nasale : NS (nasal Saddle)

Codification des couleurs

Notez que si les bagues sont vieilles ou sales, les couleurs peuvent être estompées. Donc attention à la confusion !

Codification des inscriptions

Les inscriptions sur les marques colorées doivent figurer entre des parenthèses. On mentionne d'abord la couleur de la marque, puis la couleur de l'inscription. Si les marques sont barrées, on les codifie par des "/".
Si vous ne parvenez pas à décrypter une couleur ou une inscription, vous pouvez remplacer le symbole par un point d’interrogation : ?
La position de la bague métallique peut être incluse dans la combinaison des bagues, mais si elle est isolée, ce n'est pas nécessaire.

Les drapeaux et grandes bagues

Les drapeaux sont des bagues colorées portant un fanion sur les pattes des oiseaux, ils sont codifiés par la lettre "F" (flag). Les bagues de grandes tailles sont codifiées par la lettre "T" (tall ring).

Les autres marques

Vous pouvez également trouver des bagues bicolores, des bagues guêpes (bandes superposées), etc.. Je n'ai pas de photos pour les détailler, mais elles le sont sur ces deux excellents sites : 

Il existe également des selles nasales, des colliers de cous, des bandes alaires. Vous en trouverez également le détail sur le site de Alain Fossé.

Remarque

Le code BTO est une codification internationale, mais certains programmes de baguage emploient un autre langage en découlant, et généralement plus simple. Par exemple, on sépare les bagues par des / et non des virgules, le F (majuscule) des drapeaux devient un f (minuscule), les inscriptions entre ( ) sont mises entre [ ], le M des bagués métal devient m. De même, les saisies des bagues guêpes sont différentes, etc... : voir les programmes de bagage tout en bas de cet article.

Quelques exercices

Exemple :

Ci-dessous, nous avons une spatule blanche baguée LAYF,L,B;RAM(804?),Y,G

Explications :

On lit en premier la patte gauche et de haut en bas.
LAYF,L,B; = LA (patte gauche au dessus : Left Above) YF (drapeau jaune : Yellow Flag) (virgule séparative entre deux marques) L (pistache : Lime) , (virgule séparative) B (bleu : Blue) (point virgule séparant les positionnements patte gauche et patte droite)
RAM(804?),Y,G = RA (patte droite au dessus : Right Above) M(804?) (métal avec inscriptions incomplètes entre parenthèses, spécifiées par un ?) , (virgule séparant deux marques) Y (jaune : Yellow) , (virgule séparant deux marques) G (vert : Green).
Vous noterez qu'on ne sépare pas d'une virgule LAYF ou RAM(?). En effet, la virgule ne sépare que les bagues entre elles, et pas les positionnements.
De même, la bague métal entre dans la composition de la codification, ce ne serait pas le cas si elle était isolée.
Dans certains cas, on ne sait pas si la bague métal porte des inscriptions, dans ce cas inutile de mettre des parenthèses, il suffit de codifier M.

Autre exemple :

Cette avocette élégante est baguée LAN,G;RAB,YN(8)

Explications :

LAN,G; = Sur le tibia de la patte gauche on voit de bas en haut une bague noire et une bague verte
RAB,YN(8) = Sur le tibia de la patte droite, on voit une bague bleue et une bague jaune avec le chiffre 8 en noir.

Remarque :

Mais s'agissant d'un programme français à saisir sur le site de Bretagne Vivante, le code a été simplifié et devient : NG/BY (voir l'aide ici).

Une autre :

Il s'agit d'une mouette mélanocéphale baguée LBWN(3T20)

Explications :

Left Below White Niger (3T20) = patte gauche, au dessous, bague blanche, inscriptions noires 3T20. 

Remarque :

On n'est pas obligé d'entrer la bague métal dans la combinaison, car elle est isolée : c'est une bague numérotée Muséum (en l’occurrence un programme commun belgo-néerlandais).

Allez, encore une :

Cette fois, c'est une barge à queue noire du programme Marais breton, code BTO : LAW,G,O;RARW(FR),W. Mais attention, Code du Programme barges à queue noire : W/G/O//R[FR]/W

Explications : 

RARW(FR),W : d'abord tibia droit Right Above, puis la couleur de la bague Red, puis la couleur de l'inscription White, puis l'inscription FR entre parenthèses. On finit par la bague White.
Mais sur le programme de saisie du site qui lui est dédié, on sépare les bagues par un / et les pattes par un //. De plus, on met les lettres entre [ ]. Pour mieux comprendre, cliquez ici, puis sur l'aide à la saisie.

Une dernière :

Encore une avocette baguée LAW,GF;RAY,W,Y, mais codé WGf/YWY sur le programme avocettes par Bretagne Vivante.

Remarque :

Vous noterez que le blanc n'est pas vraiment blanc, mais pas non plus jaune ou pistache. Il faut donc tenir compte de l'usure et la salissure. De même, la bague métal sur le tarse droit (tout en bas) étant isolée de la combinaison, n'est pas à entrer dans celle-ci.

A votre tour :

Bon, pour la suivante, je vous laisse deviner : ça n'est pas difficile. Envoyez-moi vos résultats sur notre boite mail ou par notre formulaire de contact, je vous répondrai.
Petit indice : c'est un programme français et regardez bien où se trouve la bague métal.

Que faire de vos données ?

La difficulté, c'est qu'il y a des programmes de marquage français mais aussi étrangers, et parfois plusieurs programmes pour la même espèce, que certains programmes sont arrêtés (mais les oiseaux toujours bagués) et que d'autres sont restés confidentiels. Certains programmes sont accessibles via des sites internet dédiés, d'autres pas. On peut saisir certaines observations en ligne, mais d'autres doivent être envoyées par mail.

Bref, ça manque de clarté pour les néophytes  et j'ai moi-même parfois du mal à savoir à qui m'adresser.

Mais il y a quand même des solutions. Ainsi, le site Euring Web Recoveries recense la plupart des programmes de marquages européens et on peut y saisir nos observations en direct. J'y ai déjà transmis quelques données : le site renvoie une réponse automatique de prise en compte et transmet au bagueur. La plupart du temps, celui-ci vous retourne en remerciement l'historique complet de l'oiseau.
On peut aussi saisir en ligne sur le site de Bretagne vivante, les données d'Avocettes élégantes et de Gravelots à collier interrompu bagués : vérifiez que ce sont des oiseaux de leur programme, sinon envoyez-leur un mail (voir les tutoriels "aide sur les combinaisons" dans les onglets "Observateur").
Les saisies de barges à queue noire baguées se font à présent en ligne, mais vous pouvez également les envoyer à marais-breton@lpo.fr, si possible en joignant une photo.
Pour les cigognes blanches, c'est assez simple, il suffit d'aller sur ce site, et suivre les instructions.
Pour les goélands, c'est sur cette page.

En tout état de cause, si vous avez des difficultés sur la lecture d'une bague, ou si vous ne savez comment ou à qui envoyer la donnée, vous pouvez nous écrire à l'aide du formulaire de contact sur la marge droite, ou à cette adresse (à recopier):
André