Météo Nantes

samedi 27 août 2016

Chroniques de la Bréhardière : la sécheresse.




    11 Août, retour de vacances. Le jardin est toujours aussi sec, d’après le voisin il est tombé 3mm pendant notre absence. Les oiseaux souffrent aussi, les merles ont bien du mal à trouver de la nourriture et s’attaquent aux tomates à peine mûres, je vais devoir les cueillir et les laisser rougir à l’abri. 
    Mes copains les blaireaux viennent visiter les framboisiers et cassent les tiges pour atteindre les baies, nous n’allons plus être copains ! En plus cette nuit ils sont venus dévorer les poires encore vertes qui étaient à leur hauteur en cassant des branches. Je passe plus d’une heure à fabriquer une enceinte autour du fruitier pour le protéger. Enfin, heureusement que je ne vis pas de la production de mon jardin. 
    Cette nuit, j’ai fait un petit affût depuis la fenêtre de la cuisine mais les blaireaux ne se sont pas montrés. 

Photos prises en infrarouge en 2015. Le blaireau vient manger les fraises en faisant des trous dans le filet

Jean-Luc Tesson

vendredi 26 août 2016

Chroniques de la Bréhardière : l’Ephippigère carénée

   Les Ephippigères sont de grosses sauterelles aux ailes peu développées. Leur pronotum en forme de selle est caractéristique (le pronotum est le plaque dorsale du premier segment thoracique). En Loire-atlantique  et en Maine et Loire, deux éphippigères se rencontrent : celle des vignes et la carénée (respectivement Ephippiger diurnus et Uromenus rugosicollis). Les deux espèces peuvent se rencontrer dans les mêmes milieux.

Ephippigère carénée sur une grève de Loire enfrichée
Ephippigère carénée dans mon jardin
    L’Ephippigère carénée est présente sur l’ouest d’une ligne partant de la Loire–Atlantique aux Bouches du Rhône. En Loire-Atlantique elle est surtout notée en sud-Loire. On la trouve aussi bien dans des milieux humides que secs.
Individu dans une roselière de grève de Loire
    Elle est facilement détectable par son chant souvent émis la nuit (observation personnelle dans mon jardin), ce chant puissant, audible à plusieurs dizaines de mètres pour de jeunes oreilles, est produit par le frottement des ailes entre elles, malgré leur taille réduite. C’est un tsssiiiiiiip plus ou moins traînant suivant la température ambiante. Cette espèce est adulte fin juillet début août et peut parfois striduler jusqu’aux premiers jours de novembre, s’il ne gèle pas la nuit. 
devant la maison


Sur les massettes de la mare du jardin

    En générale sa couleur est verte mais des on trouve des individus bruns.
Devant la maison

    Malgré sa grosse taille, elle n’est pas facile à voir, le chanteur se taisant à l’approche de l’intrus. Elle vit dans la strate arbustive ou végétale haute et dense. 


Dans le jardin la nuit

Jean-Luc Fabre